UN'ATROCITA' DA NON SEPPELLIRE
03/07/2010
Di Guido Giustetto

Il 10 giugno viene data la notizia che in Afganistan i talebani hanno impiccato un bambino di 7 anni, reo di un’azione di spionaggio.
"La notizia mi ha sconvolto, come disperante è stata la velocità con cui questa atrocità è stata rimossa e dimenticata. Credo, e non solo come pediatra, che questa rimozione non possa essere accettata", commenta Rossano Rezzonico, neonatologo all'Ospedale Valduce di Como.
Per non lasciare nel silenzio questa notizia il neonatologo scrive una lettera ai presidenti della Società Italiana di Pediatria e dell'Associazione Culturale Pediatri.
La lettera per tutti i Pediatri (e non solo)
Spett. Presidente SIP Alberto Ugazio e spett. Presidente ACP Paolo Siani
Il 10 giugno alcuni giornali hanno pubblicato una notizia agghiacciante: "in Afganistan i talebani hanno impiccato un bambino di 7 anni", reo di non so quale azione di spionaggio.
A distanza di 9 giorni da questa atrocità (non so quale aggettivo usare, qualsiasi vocabolo mi viene in mente mi sembra riduttivo, qualcuno mi aiuti a trovarne uno adatto) non riesco a non pensare a questa crudeltà compiuta su un bambino.
Com’è possibile che accada questo?
Impiccare pubblicamente un bambino nel 2010.
Nel 2001 il regista francese Jean-Jacques Annaud ha girato un film intitolato il "Nemico alle porte", film, credo, che molti abbiano visto sulla battaglia di Stalingrado, con numerose terribili scene di sangue e violenza. Una delle più difficili da vedere é quella del bambino Sacha, usato dai grandi per la loro guerra, come probabilmente questo povero bambino afgano, penzolare impiccato ad una pompa d’acqua per locomotive. Credo che il regista, generoso di sangue e atrocità per tutto il film, abbia avuto un po’ di pudore o disagio a mostrare il corpicino che penzola dalla forca, cosi lo ha fatto per pochi secondi, in lontananza, ma la scena è ugualmente quasi impossibile da guardare.
Sappiamo che ogni giorno muoiono bambini per fame, per malattie o mancanza di farmaci per curarle, per guerre, per violenze degli adulti, sempre e comunque per qualche crudeltà dei grandi, grandi potenze, grandi interessi, grandi regole del mercato, grandi giochi della politica, grandi egoismi.
Questo martirio, di uno sconosciuto, piccolo, afgano sembra riassumere la tragedia dell'infanzia nell'inizio del 2° millennio.
Dolorosamente mi sorprende anche che questo fatto abbia avuto così poca risonanza, non grida, non appelli, non dibattiti, non blog o discussioni, l'orrore generale che merita. Non so perché, forse non ci siamo fermati a riflettere a sufficienza, forse non abbiamo guardato nostro figlio, nostro nipote o un qualsiasi bambino di 7 anni e abbiamo immaginato...
A noi Pediatri è richiesta, e sicuramente l'abbiamo, una sensibilità, un’attenzione speciale per i bambini e credo che non possiamo dimenticare questa atrocità. Non so cosa fare di concreto, chi coinvolgere e come farlo. Credo che tutti insieme, noi pediatri, dobbiamo fare qualcosa. Cominciamo da un gesto semplice, facciamo uscire il prossimo numero delle due principali e diffuse riviste italiane Prospettive in Pediatria e Medico e Bambino listate a lutto, spiegandone il motivo e raccogliendo suggerimenti e idee per continuare a ricordare questo piccolo innocente sconosciuto martire.
20 giugno 2010
(Rossano Rezzonico)
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UNE ATROCITÉ' À NE PAS ENTERRER

C’est du 10 juin la nouvelle qui en Afghanistan les Taliban ont pendu un enfant de 7 ans, coupable d'une action d'espionnage.
« La nouvelle m'a bouleversé, et, de plus, c’est décourageant la vitesse avec laquelle cette atrocité a été enlevée et oubliée. Je crois, et non seulement comme pédiatre, que ce refoulement ne puisse pas être accepté », commente Rossano Rezzonico, néonatologiste à l'hôpital Valduce de Côme.
Pour ne pas laisser dans le silence cette nouvelle le néonatologiste a écrit une lettre aux présidents de la Société Italienne de Pédiatrie et de l'Association Culturel Pédiatres.
Lettre pour tous les Pédiatres (et non seulement)
Président SIP Alberto Ugazio et Président ACP Paolo Siani
Le 10 juin quelques journaux ont publié une nouvelle terrifiante : « en Afghanistan les Talibans ont pendu un enfant de 7 ans », coupable de je ne sais pas quelle action d'espionnage.
9 jours après cette atrocité (je ne sais pas quel adjectif utiliser, quelconque mot j’arrive à penser me semble limité, quelqu'un m'aide à en trouver un apte) je n’arrive pas à ne pas penser à cette cruauté achevée sur un enfant.
Comment est-il possible que cela arrive ?
Pendre un enfant publiquement en 2010.
En 2001 le metteur en scène français Jean-Jacques Annaud a tourné un film intitulé « Stalingrad », film, je crois, qui a été vu par beaucoup de monde, sur la bataille de Stalingrad et qui a nombreuses terribles scènes de sang et violence. Une des plus difficiles à voir c’est celle-là de l'enfant Sacha, impliqué par les grands dans leur guerre – comme, probablement, c’est le cas de ce pauvre enfant afghan – qui est pendu à une pompe d'eau pour locomotives. Je crois que le metteur en scène, généreux de sang et d’atrocité pour tout le film, ait eu de pudeur ou de malaise à montrer le petit corps qui pend du gibet. Donc, il l'a fait pour peu de seconds, en distance ; pourtant, la scène est de même presque impossible à regarder.
Nous savons que chaque jour des enfants meurent pour faim, pour maladies ou manque de médicaments pour les soigner, à cause des guerres et des violences des adultes, encore et toujours à cause de quelques cruautés des grands, grandes puissances, grands intérêts, grandes règles du marché, grands jeux de la politique, grands égoïsmes.
Ce martyre, d'un inconnu, petit, afghan semble résumer la tragédie de l'enfance dans le début du 2nd millénaire.
Il me surprend douloureusement aussi que ce fait ait eu ainsi peu de résonance : pas de cries, pas d’appels, pas de débats, pas de blogues ou de discussions, rien de l'horreur générale qui mérite. Je ne sais pas pourquoi : nous ne nous sommes pas, peut-être, arrêtés à réfléchir assez, nous n'avons pas, peut-être, regardé notre fils, notre petit-fils ou un enfant quelconque de 7 ans et nous n’avons pas imaginé...
À nous Pédiatres une sensibilité, une attention spéciale pour les enfants est exigée, et nous l'avons sûrement, et je crois que nous ne pouvons pas oublier cette atrocité. Je ne sais pas que faire de concret, qui impliquer et comme le faire. Je crois que nous ensemble, nous pédiatres devons faire quelques choses. Commençons par un geste simple, faisons sortir le prochain numéro des deux principaux et diffus magazines italiens « Prospettive in Pediatria » et « Medico e Bambino » bordé en signe de deuil, en expliquant le motif et en recueillant suggestions et idées pour continuer à rappeler ce petit inconnu martyr innocent.
Le 20 juin 2010
(Rossano Rezzonico)
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